Pour 1.500 morts sur 2.200 personnes pour le Titanic, on en dénombrera 32 sur le Costa Concordia, qui transportait plus de 4.000 passagers et membres d’équipage. Près d’une heure et demie s’écoula entre le moment où l’on commença à remplir les canots de sauvetage, et celui où le dernier d’entre eux toucha la surface de l’eau. L’arrivée à New York était prévue dans la matinée du 17 avril, le voyage retour devant débuter le 20. En tout, 700 personnes environ prirent place dans les canots, à peine plus de la moitié de leur capacité maximale. Elle dura un peu plus de deux heures, durant lesquelles on procéda aux derniers embarquements et débarquements. Plusieurs d’entre eux mourront d’hypothermie avant d’être secourus, dont l’opérateur radio Jack Phillips. Les quelques officiers survivants essayent tant bien que mal de maintenir un semblant d’ordre dans la flottille éparse dont ils ont la charge. Du reste, les passagers se montraient hésitants à abandonner le confort et la chaleur d’un paquebot qui ne paraissait pas couler si vite que ça, pour une place à bord d’une frêle embarcation de sauvetage. Les trois-quarts des passagers de troisième classe sont morts dans le naufrage, un taux comparable à celui de l’équipage, contre « seulement » quarante pour cent de mortalité parmi la première classe. La commission américaine siégea à compter du 19 avril et rendit ses conclusions le 23 mai. C’était là d’ailleurs le seul résultat visible de cette rencontre très rapprochée. else if (typeof target.style.MozUserSelect!="undefined") //Firefox route Toujours est-il qu’à 23 heures 39, Fleet, malgré l’air glacé qui lui fouette le visage, aperçoit quelque chose : une masse qui se détache de l’obscurité, peut-être 500 mètres devant le Titanic. Cette fragilité des rivets est vue par certains comme la preuve que la White Star a utilisé pour construire le Titanic des matériaux au rabais, ce qui est globalement faux. Elles dérivaient aussi loin que leur taille originelle le leur permettait, avant d’être dissoutes par les eaux plus chaudes du Gulf Stream. Cette erreur fera se fourvoyer nombre de chercheurs d’épave jusqu’à ce que le Titanic ne soit redécouvert en 1985 – on constatera alors que les coordonnées correctes étaient 41°46’ nord et 50°14’ ouest. Les os, pour leur part, finissent par être dissous par la salinité de l’eau de mer s’ils ne sont pas enfouis dans les sédiments. Cet article initialement publié sur le HuffPost États-Unis a été traduit de l'anglais. Il est 2 heures 15. Pourtant, ils n’étaient pas les plus mal lotis. À bord des chaloupes, leur calvaire sera loin d’être terminé. L’équipage du Knorr sable le champagne avant d’observer une minute de silence à la mémoire des victimes. Ces modifications retardèrent sa construction, et celle-ci était toujours en cours quand éclata la Première Guerre Mondiale. La légende, peu à peu, prends corps. Ce dernier avait été modifié pour emporter au bout de sa foreuse un radeau bourré d’équipements de détection, mais ce dernier fut perdu lorsque l’interminable tube de forage se brisa, mettant un terme à l’expédition. Mais sur un navire, les commandes sont inversées, et une telle manœuvre a en réalité pour effet de faire virer le bateau vers bâbord, c’est-à-dire la gauche. Quels que soient ses défauts par ailleurs, le Titanic est une vraie réussite esthétique. La première intéressée était la White Star Line elle-même, dans le but de récupérer les corps des victimes. Cela n’empêcha pas les projets de se multiplier, mais peu atteignirent le stade de la réalisation concrète. Ce câblier avait été hâtivement affrété par la White Star Line et reconverti en morgue flottante, car il avait la macabre mission d’aller récupérer les corps des victimes. Cher lecteur, chère lectrice. Plusieurs centaines de passagers, arrivés par un train spécial affrété par la. Sans elle, le Titanic aurait sombré dans le néant obscur et écrasant de l’insignifiance. D’autres auteurs, plus récemment, ont suggéré que c’était le rivetage, et non la coque elle-même, qui était à mettre en cause. Toutefois, le Samson n’avait pas de radio, et il chassait en toute illégalité. En fait, les vigies sont ce soir-là dans les pires conditions possibles pour repérer un iceberg. RÉPLIQUE – Financé par un milliardaire australien, le Titanic II, une réplique bluffante du célèbre paquebot transatlantique coulé en 1912. Lorsque vers 1 heure 30 on commença à remplir les derniers canots, un groupe d’hommes tenta de prendre d’assaut la chaloupe numéro 14, et le cinquième officier Lowe dut tirer en l’air pour les calmer. Inégaux dans la vie, les passagers du Titanic le seront aussi dans la mort… Les autres seront rendus à leurs familles ou inhumés à Halifax. Sans parler du fait que même s’il n’a pas encore été jugé pour sa conduite, le commandant du Costa Concordia s’est manifestement montré infiniment moins prudent que le capitaine Edward Smith à bord du Titanic, au soir du 14 avril 1912. Des tests menés en 1994 sur des échantillons remontés à la surface ont été diversement interprétés : pour les uns ils valident cette théorie, pour les autres ils n’ont pas montré de fragilité excessive de l’acier. Si elle est au fond de l’océan depuis un siècle, elle n’y restera toutefois pas éternellement, chaque année rapprochant l’épave du Titanic de sa disparition pure et simple. Cette dégradation rapide n'est pas une surprise pour les spécialistes. Toutefois, ce nouveau naufrage contribua à alimenter la réputation de la classe Olympic comme étant affligée d’une sorte de malédiction, ce que les nombreuses collisions ayant émaillé la carrière du seul survivant, l’Olympic, ne firent qu’accentuer. Bruce Ismay était le directeur. L’eau s’engouffre alors par tonnes dans la cage d’escalier, accélérant encore davantage l’inondation du navire. En février 2012, le milliardaire australien Clive Palmer [2] dévoile les plans d'une réplique du Titanic de 1912, le Titanic II, qu'il prévoit de faire construire par le chantier naval chinois CSC Jinling Shipyard, et d'exploiter avec une compagnie du nom de Blue Star Line [3], entre l'Europe et les États-Unis. Pour plus d’information, consultez notre Politique de confidentialité. Les Français quadrillèrent le secteur cinq semaines durant avec l’aide d’un sonar dernier cri, mais sans succès. Le témoignage du marin norvégien fut donc longtemps considéré comme fantaisiste. On trouve dans ce champ de débris toutes sortes d’objets, de la tasse aux chaudières en passant par ce qui reste des cheminées. La reconstitution de l'événement inclut le choc avec l'iceberg, l'arrêt complet du bateau, la tentative de fuite par les bateaux de sauvetage, et même des scènes de l'intérieur en train de se remplir d'eau. Le capitaine Smith prit la décision de virer plus tard que de coutume en direction de New York, ce qui ferait passer le Titanic plus au sud que la normale. Ironie du sort, le Titanic présentait donc une insuffisance criante en moyens de sauvetage, tout en comptant 25% de canots en plus par rapport à ce que la loi imposait. Le capitaine Smith a les pieds dans l’eau quand il se rend dans le local radio pour libérer les opérateurs de leurs obligations. La partie avant est la mieux préservée, mais elle a malgré tout subi des dégâts importants. Les clients de la White Star Line, des plus aisés aux plus modestes, purent se remettre de leurs émotions assez rapidement en prenant le déjeuner copieux qui leur était offert dans les diverses salles à manger du navire. Ainsi, certains journaux n’hésitèrent pas à titrer que l’ensemble des passagers avait été sauvés… Le Carpathia envoya rapidement des précisions par radio, mais c’est seulement lorsque débarquèrent à New York les survivants qu’il fallut se rendre – définitivement – à l’évidence : 2.200 passagers moins 700 rescapés, cela faisait 1.500 vies perdues. La mer allait simplement continuer à déborder par-dessus les cloisons étanches, remplissant inexorablement le compartiment adjacent, et ainsi de suite. Le capitaine Smith dut faire jouer sur les hélices pour éviter, de justesse, une bien fâcheuse collision. Le nouveau paquebot n’était pourtant pas exempt de défauts, en dehors du nombre insuffisant – fût-il réglementaire – de canots de sauvetage. À la température qui règne aux profondeurs où gît le Titanic, l’activité bactérienne est à ce point ralentie que le processus de décomposition ne peut pratiquement pas s’effectuer. Il était trop tard pour le Titanic, mais pas encore pour ses rescapés. Pour le profane, le Titanic semblait pouvoir se maintenir à flot, mais Thomas Andrews savait pertinemment qu’il n’en était rien. Le navire heurte un iceberg sur tribord le dimanche 14 avril 1912 à 23 h 40 et coule en moins de trois heures, à 2 h 20. Ces contretemps obligèrent la White Star à repousser de trois semaines le voyage inaugural du Titanic, qui passa du 20 mars au 10 avril 1912. Les détracteurs de ces explications – au nombre desquels figure notamment Gérard Jaeger – font valoir qu’en dépit de ces déficiences constatées en laboratoire, l’état de l’épave ou la carrière de l’Olympic, qui s’est poursuivie jusqu’en 1936, ne viennent pas confirmer l’hypothèse d’une fragilité des rivets ou de la coque. Rares étaient les couche-tard à braver le froid pour se promener dehors à cette heure. Les utiliser aurait très certainement conduit les vigies à réduire leur champ de vision, puisque leur grossissement a pour contrepartie un angle de vue beaucoup plus restreint. Le capitaine Smith est assisté du capitaine en second Henry Wilde, et de six lieutenants classés par ordre de préséance : William Murdoch, Charles Lightholler, Herbert Pitman, Joseph Boxhall, Harold Lowe et James Moody. Le premier estimait qu’à partir du moment où il n’y avait plus de femmes ni d’enfants à proximité, des hommes pouvaient embarquer à leur tour. À Southampton, le paquebot fait sensation. Celles-ci, constituées de glaçons et d’icebergs arrachés aux énormes glaciers du Groenland, étaient alors poussées vers le sud par le courant froid du Labrador. Dans les chaufferies, les machinistes continuaient à faire leur devoir jusqu’à la dernière extrémité. Il est rare de voir un film de cette notoriété dépasser la barre des trois heures, mais c'est bien ce que James Cameron a fait en 1997 avec cette oeuvre. Le port normand était une escale majeure pour la compagnie, qui avait fait construire deux navires transbordeurs spécialement pour la classe, – les paquebots devant rester dans les eaux profondes du port en raison de leur tirant d’eau. Au même moment, l’inondation du navire s’accéléra brusquement. Ces épisodes, dont certains sont bien connus et d’autres moins, font partie d’une légende que fictions et récits ultérieurs ont étoffée. Incident courant à l’époque, la poussière de charbon étant hautement inflammable, mais qui risquait de déformer les cloisons étanches. Néanmoins, même circonscrit, il continua à brûler pendant dix jours – sans que les passagers ne le remarquent le moins du monde. L'engouement pour l'histoire du Titanic sera relancé avec la découverte de son épave en 1985. En 1984, Ballard reçut de la marine des États-Unis une demande pour effectuer des relevés très précis des épaves de deux de ses sous-marins nucléaires, l’USS Thresher et l’USS Scorpion, qui avaient été perdus accidentellement dans les années 1960. On y servait des repas, alors que bien d’autres paquebots obligeaient leurs passagers les plus modestes à amener leur nourriture pour le voyage. Sur le paquebot comme autour, l’heure est désormais au « chacun pour soi ». Les modifications apportées à ses cloisons étanches lui permirent de rester à flot suffisamment longtemps pour que l’essentiel des personnes à bord soient sauvées, et le nombre de victimes se limita à « seulement » trente noyés. Controverse également sur les ordres donnés aux machines. Seules subsistent à présent les chaussures des naufragés, car les tannins du cuir ont empêché leur dissolution par les micro-organismes qui vivent au fond de l’océan. La clameur, de toute manière, ne durera pas longtemps. Au bout d’une trentaine d’années, il ne reste plus aucune trace des corps. Une des plus troublantes concerne un mystérieux navire que des passagers et membres d’équipage du Titanic affirmeront avoir aperçu pendant que les canots de sauvetage étaient descendus. Mais dans les entrailles du navire surchauffées, soutiers et chauffeurs comprirent que quelque chose de grave s’était produit lorsque des flots d’eau glacée se déversèrent sur eux. disableSelection(document.body). Mais la première classe n’était pas uniquement réservée à cette élite, car le premier prix des cabines y était de 125 dollars. Peut-il avoir été le navire vu depuis le paquebot tandis qu’il coulait ? « Un héros n’est pas plus courageux qu’un homme ordinaire, il l’est juste cinq minutes de plus », écrivait le poète américain Ralph Waldo Emerson. Les passagers du navire sauveteur donnèrent aussi manteaux et couvertures. C'est Tho Toutefois, ce fut la seule prise, et l’allure ne fut pas modifiée. Andrews se livre à un rapide calcul en se basant sur le volume d’eau de mer déjà embarqué et la durée écoulée depuis la collision. Son navire atteignit la zone supposée du naufrage en à peine plus de trois heures, mais n’y trouva rien d’autre que de l’eau et de la glace – et pour cause. La quatrième cheminée n’y est pas pour rien. En conséquence, un grand nombre de télégrammes privés s’accumulèrent dans la pile de messages à expédier. Le RMS Titanic était un paquebot britannique ayant fait naufrage lors de son voyage inaugural au large de Terre-Neuve, à la suite d’une collision avec un iceberg survenue dans la nuit du 14 avril 1912. Des conditions finalement assez semblables, fût-ce symboliquement, à celles qui règnent dans l’abysse où il repose à présent. Les passagers du Titanic seraient-ils morts en vain ? C’est le dernier acte. Ceux qui ont été récupérés par les navires affrétés par la White Star n’ont pu l’être que grâce à la flottabilité de leur gilet de sauvetage. Vingt ans après sa sortie, et alors que TMC diffuse, mardi soir, un documentaire inédit sur lhistoire du film culte, Titanic continue de fasciner les cinéphiles. Elle aussi est enfoncée profondément dans la vase, si bien que les énormes hélices en bronze ne sont pas non plus visibles. Le Hawke était plus endommagé que l’Olympic (sa proue était complètement écrasée), mais le paquebot était suffisamment touché pour devoir être mis en réparation à Belfast. J'ai choisi de faire mon exposé sur le Titanic car je suis allée le voir au cinéma et j'ai beaucoup aimé ce film. Synopsis : David est chasseur de requins au Mexique. Ce dernier fit tirer des fusées de détresse blanches à son intention, puis ordonna d’établir le contact à l’aide d’un projecteur Morse. • Le bateau autonome chasseur de sous-marins de l'armée américaine, • Le sauvetage de ces trois marins est digne d'un film, • Le yacht du futur, son héliport et sa collection de voitures, • Pour suivre les dernières actualités en direct sur Le HuffPost, cliquez ici, • Tous les matins, recevez gratuitement la newsletter du HuffPost, Tous les matins, recevez gratuitement la newsletter du HuffPost, Pour suivre les dernières actualités en direct sur Le HuffPost, cliquez ici, Avec la newsletter quotidienne du HuffPost, recevez par email les infos les plus importantes et les meilleurs articles du jour. Ce travail permit de confirmer que le Titanic avait bien sombré en deux morceaux, et de dresser une cartographie détaillée de l’ensemble. Que l’iceberg ait présenté cet aspect, et les chances de le détecter suffisamment à l’avance étaient minces. Le public, du reste, fait preuve d’un intérêt jamais démenti pour les petites histoires qui accompagnent la grande. Vers 22 heures 20, le Californian, qui faisait route vers Boston, « trébuche » sur un vaste champ de glace flottante. Sous l’impact, elle s’est d’ailleurs tordue, faisant apparaître d’importantes fissures verticales le long de la coque. Étant aussi accepté pour le service postal, il reçut le préfixe RMS, pour Royal Mail Ship – navire des Postes royales. L’ampleur de la catastrophe, lorsqu’elle est connue dans toute sa crudité, commande aux autorités américaines et britanniques de faire toute la lumière sur son déroulement et ses causes. Mais dans les entrailles du navire surchauffées, soutiers et chauffeurs comprirent que quelque chose de grave s’était produit lorsque des flots d’eau glacée se déversèrent sur eux. La partie de l’épave où elle se trouve est aujourd’hui profondément enfoncée dans la vase du fond marin, si bien qu’elle est inaccessible aux bathyscaphes qui, de temps à autres, viennent l’explorer. À ce moment, la coque du Titanic subit une pression intolérable à son point le plus faible, entre les cheminées numéro trois et quatre. Pour anecdotiques qu’ils sont en regard des événements pris dans leur ensemble, ces épisodes n’en ont pas moins le grand mérite de rendre un visage humain à une tragédie qui tua 1.500 personnes. Pour les passagers, cela n’eut pas d’autre incidence que de les obliger à se vêtir davantage, et le samedi 13 comme le dimanche 14 avril 1912 se déroulèrent normalement. Si l’air est glacial, en revanche, la météo est splendide : la mer est d’un calme impressionnant et le ciel sans nuage. Il est souvent avancé que les passagers de troisième classe firent l’objet d’une mortelle discrimination de la part de l’équipage, qui leur aurait interdit d’approcher des canots de sauvetage avant que les passagers des première et deuxième classes n’y aient pris place. Sur le géant des mers frappé à mort, il règne alors une certaine confusion, même si les passagers demeurent calmes dans un premier temps. TITANIC - "Le Titanic était un bateau de rêve. Le Titanic repose en effet dans une zone située immédiatement au sud des Grands Bancs de Terre-Neuve, une avancée du plateau continental nord-américain. La semaine qui suit la mise en service est consacrée aux derniers préparatifs. Nul ne reverra Edward Smith, et sa fin incertaine alimentera les spéculations. Si l’on devait comptabiliser le poids de toutes les publications imprimées à son sujet, on obtiendrait probablement une masse supérieure à celle de plusieurs navires de la même taille. Le comportement de Bruce Ismay durant cette période donnera lieu à des récits controversés, certains témoins l’accusant d’avoir fait pression sur le commandant pour procéder à des essais de vitesse – ce qu’il niera farouchement par la suite. Finalement, trois ans jour pour jour après avoir été mis en chantier, le Titanic était prêt pour procéder à ses essais à la mer. Enfin, l’espace fourni par les grands paquebots permettait d’y installer de luxueuses facilités, à même d’attirer une clientèle richissime : celle de la haute société d’Europe et d’Amérique, qui passait régulièrement d’un continent à l’autre – que ce soit pour affaires ou pour agrément. Robert D. Ballard, qui allait retrouver l’épave du navire soixante-treize ans plus tard, a ainsi pu comparer le Titanic à une « mille-feuilles flottant ». Il était tard, et peu de passagers avaient remarqué la collision. Faute d’inverseur de marche, les hélices du Titanic ne purent être arrêtées suffisamment vite, et leur mouvement libre et décroissant créa des remous. C’est dans cette plaine abyssale désolée, qui dans ce secteur se trouve à près de quatre kilomètres de la surface, qu’il fallait chercher l’épave. Ceux qui s’attelèrent à la manœuvre des canots de sauvetage ne savaient pas comment s’y prendre, certains ignorant même comment ramer. Il ne restera plus aux forts courants marins de la région qu’à disperser la rouille, et le fier transatlantique sera alors définitivement redevenu poussière. À une époque où la plupart des compagnies rivalisent pour mettre en service le paquebot le plus véloce et conquérir le « Ruban bleu » – le trophée remis au navire ayant accompli la traversée de l’Atlantique Nord la plus rapide – la White Star préfère mettre l’accent sur le confort de ses passagers. La seule chose certaine, c’est que l’ingénieur subit le même sort que son navire. En outre, beaucoup de ces passagers modestes étaient des émigrants comprenant peu ou pas du tout l’anglais. Elle suscite aussi la controverse, car son traitement, oscillant entre l’exploitation sans vergogne et le respect témoigné à une sépulture de masse, excite les sensibilités. Il en déduit que la brèche doit s’étendre sur une surface de plus d’un mètre carré. En plus des forts courants qui la balaient, elle doit affronter le pouvoir corrosif du sel mais aussi des bactéries mangeuses de métal. Peu de ces hommes allaient survivre au naufrage. En bloquant les hélices, ce dispositif aurait permis de passer de la marche avant à la marche arrière en quelques secondes, facilitant ainsi l’arrêt du navire en cas d’urgence. Cet officier de la Royal Naval Reserve – et qui avait, à ce titre, le privilège de naviguer sous le pavillon bleu de ce corps, plutôt que sous le pavillon rouge habituel de la marine marchande – effectue là sa dernière traversée avant la retraite.